Des cartes de Noël remplacées par des "cartes d'Hiver" : une annonce faite par une école primaire en Écosse suscite interrogations et critiques.
Début octobre, l'école primaire Kaimhill, située à Aberdeen, en Écosse, a annoncé qu'elle allait renommer les "cartes de Noël" en "cartes d'hiver", a rapporté le Scottish Daily Express. Invoquant le multiculturalisme et la multiconfessionnalité, l'établissement scolaire a souhaité que les cartes soient "accueillantes et inclusives pour tous les membres de (la) communauté scolaire".
"Nous apprécions et respectons les diverses cultures, croyances et traditions représentées au sein de notre école."
"Bien sûr, les familles sont libres de se référer à ces cartes comme des cartes de Noël si elles le souhaitent", a ajouté l'école dans l'e-mail envoyé aux parents pour justifier ce changement. Une capture d'écran de ce document, diffusée sur les réseaux sociaux, a suscité une vague de critiques. Les internautes ont notamment écrit qu'ils percevaient dans cette mesure une volonté de retirer Noël de l'école, certains évoquant même une volonté d'éradiquer la foi chrétienne.
Le conseiller Martin Greig, membre libéral-démocrate du conseil municipal d'Aberdeen et président du Comité de l'éducation et des services à l'enfance, a critiqué cette décision. "Il n'est pas approprié d'instrumentaliser Noël", a-t-il déclaré avant d'ajouter :
"L'événement encourage les gens à se réunir librement et à partager la bonté et l'hospitalité. Créer des troubles et imposer la division entre les gens est le contraire de Noël."
Un constat partagé par un porte-parole du conseil municipal de la ville, qui estime que cette fête "joue un rôle important dans l'école" et que la communauté scolaire aime célébrer les différentes fêtes de l'année, dont Noël.
De son côté, Angela Ross, membre du Parlement écossais et du parti Reform UK, dénonce un effacement constant de "la vie culturelle britannique de nos écoles".
"Noël n'est pas un mot méchant et les parents et les enseignants doivent faire leur part pour qu'il ne soit pas dépouillé de la vie scolaire quotidienne. Des décisions comme celle-ci font beaucoup plus pour semer la division que pour rassembler les gens."
Mélanie Boukorras